Archives de catégorie : Entrepreneuriat

Typologie d’entrepreneur – Philippe Coste

Cet article entre dans le cadre du MOOC Réussir son démarrage d’entreprise – L’approche SynOpp.

Aujourd’hui, nous nous intéressons à une nouvelle topologie des entrepreneurs proposée par Philippe Coste. Il distingue notamment les types suivants :

  • L’entrepreneur expert, qui crée son entreprise sur une expertise qu’il possède
  • L’entrepreneur militant, qui cherche à diffuser sa vision du monde au plus grand nombre
  • L’entrepreneur opportuniste, qui se détache du projet et mise sur l’exécution
  • L’entrepreneur créatif, qui est principalement attiré par l’aspect créatif de la création d’entreprise.

L’entrepreneur expert

L’entrepreneur expert crée simplement parce qu’il sait. Il dispose en général d’une expertise acquise dans un domaine particulier qu’il cherche à développer via son projet entrepreneurial.

Il a en général l’avantage de la crédibilité puisqu’il maîtrise le métier sur lequel il entreprend.

Par contre, il a tendance à se focaliser sur l’apprentissage et sur la maîtrise des choses. Ce type d’entrepreneur risque de ne passer à l’action que tard, privilégiant le fait de bien apprendre et comprendre la technique entrepreneuriale alors que l’entrepreneuriat est avant tout un état d’esprit plus qu’une méthode.

L’entrepreneur militant

L’amoureux du projet. Il défend avant tout ses idées et ses valeurs dans son aventure entrepreneuriale.

Ce type d’entrepreneur a tendance à vivre pleinement son projet et à le défendre comme si c’était une foi. Il est prêt à abattre tous les les obstacles pour imposer sa vision.

Cependant, cette persévérance peut rapidement se transformer en obstination, ce qui peut mener l’entrepreneur à ignorer voir refuser les conseils qu’on lui donne. Un argument classique qu’il avance : « Tu ne peux pas comprendre mon projet, tu n’y crois pas ».

 

L’entrepreneur opportuniste

Pour ce type d’entrepreneur, la nature du projet importe assez peu, il en est détaché. Le projet en soi est selon lui autonome.

Son recul est en général assez intéressant, notamment pour la capacité de l’entrepreneur à restituer l’aspect financier devant des investisseurs.

Par contre, vu son détachement, il a tendance à abandonner le navire lorsqu’une autre opportunité est plus intéressante, lorsque le démarrage est trop long ou lorsque les buts qu’il s’était fixés ne sont pas atteint.

 

L’entrepreneur créateur

L’entrepreneur créateur s’intéresse avant tout à l’aspect créatif de l’entrepreneuriat. Il voit son entreprise comme une opportunité de transformer son environnement. Les serial entrepreneurs se retrouvent souvent comme créatifs.

Leur passion pour la création est un avantage indéniable pour le lancement d’un projet.

Cependant, une fois l’entreprise créée et les premières difficultés dépassées, ils ont tendance à s’ennuyer et à revendre leur création pour s’intéresser à une nouvelle création.

 

 

Typologie d’entrepreneur 1 – Les 3 graines

Cet article entre dans le cadre du MOOC Réussir son démarrage d’entreprise – L’approche SynOpp.

Si tout le monde peut entreprendre, c’est qu’il doit y avoir plusieurs types d’entrepreneuriat.

Deux caractéristiques se retrouvent chez tous les entrepreneurs.

  • Le corsaire. Les entrepreneurs sont des corsaires, dans le sens où l’on va chercher à passer par la petite porte lorsque la grande est fermée, jusqu’à des fois aller à la limite des lois. L’entrepreneur va sortir des sentiers battus pour arriver à ses fins, en particulier au début de son aventure entrepreneuriale.
  • Le samuraï. L’entrepreneur est un samuraï dans le sens où il a suffisamment confiance en lui pour ne pas prendre de défense, et être sûr qu’il va en ressortir vainqueur.

Typologie d’entrepreneurs

  • Les pissenlits : c’est celui depuis sa plus tendre enfance entreprend
  • Les baobab/érables/chaînes : c’est celui qui va avoir besoind ‘un certain entretien pour pousser et va mettre un peu plus de temps. C’est ceux qui préparent l’entrepreneuriat avant de se lancer via une formation, …
  • L’orchidée. Il s’agit d’un intrapreneur qui a besoin d’un certain support pour entreprendre.

Agir comme un entrepreneur

Cet article entre dans le cadre du MOOC Réussir son démarrage d’entreprise – L’approche SynOpp.

La base de l’entrepreneuriat est le passage à l’action.

Comment passer à l’action ?

Passer à l’action nécessite d’adopter les habitudes suivantes :

  • Savoir choisir. Entreprendre nécessite de faire des choix, il s’agit de avant tout de prendre la décision de choisir, mais ensuite, d’assumer ces choix.
  • Etre engagé. Pour entreprendre, il ne faut pas lâcher à la première difficulté. Entreprendre c’est être engagé dans tout ce que l’on fait, c’est rester focus sur ses choix et aller jusqu’au bout de ce que l’on s’est fixé.

Les soft skills

Les soft skills sont ces réflexes de la vie de tous les jours que l’on apprend pas à l’école. Il s’agit par exemple de la créativité, l’efficacité, la capacité d’analyse, l’adaptabilité, …

L’entrepreneur a besoin d’un certain nombre de ressources externes : temps, argent, … C’est à dire que l’entrepreneur ne dispose pas de contrôle sur elles. Les ressources internes à l’inverse, telles que les soft skills, viennent de l’intérieur et permettent de garder la maîtrise. Les quatre plus importantes sont :

  • La conscience de ce que l’on veut faire, de tous les éléments de ce que l’on cherche à améliorer.
  • L’esprit d’entreprendre
  • La confiance en soi même et en d’autres personnes
  • La synergie, ou ce qui permet de co-créer, de créer des partenariats, des associations, de créer ensemble pour aller plus loin.

 

Développer son esprit d’entreprendre

Cet article entre dans le cadre du MOOC Réussir son démarrage d’entreprise – L’approche SynOpp.

L’entrepreneuriat est souvent associé à des méthodes, des outils, des processus. Pour entreprendre, il faut développer avant tout l’esprit d’entreprendre. Cet état d’esprit est accessible à toute personne.

Un bon diplôme, être intelligent, avoir les moyens ne donne pas le droit à avoir un emploi mais donne l’obligation de créer de l’emploi, à commencer par le notre. L’homme est entrepreneur depuis son apparition sur terre : il créait autour de lui, il modifiait son environnement.

Est-ce que certains naissent pour être entrepreneurs et d’autres non ?

C’est faux, à vrai dire, le salariat n’est pas un état humain normal. Le salariat est d’ailleurs très récent dans l’histoire de l’humanité, les premières formes dates d’il y a environ 300 ans.

Il est possible d’avoir un emploi salarié mais d’adopter un esprit d’entrepreneur. C’est ce que l’on appelle l’intrapreneuriat. Il s’agit d’un employé d’une firme qui agit à l’interne comme un entrepreneur.

Est-ce qu’il faut être un bon gestionnaire pour être entrepreneur ?

Être entrepreneur c’est être dans un état d’esprit de géniteur.  On peut associer le gestionnaire à un éleveur lorsque l’entrepreneur est plus proche d’un géniteur.

Entreprendre c’est être le propre guide de sa vie, c’est être maître de sa destinée.

L’entrepreneuriat est une discipline très large. Il est possible d’entreprendre financièrement, mais aussi socialement ou phylanthropiquement, voire politiquement.

Comment développer son esprit d’entreprendre ?

Pour développer l’esprit entrepreneurial, il est nécessaire de développer :

  • le sens. Entreprendre c’est avant tout être curieux de la vie. Pour développer cette curiosité, il suffit d’utiliser ses 5 sens : écouter ce qui se dit, regarder ce qui se passe autour, découvrir par le toucher, …
  • le muscle de la créativité. A l’image d’un muscle, plus on crée et plus on devient créatif. A l’inverse, si l’on est moins créatif, notre créativité s’atrophie. Pour développer la créativité, rien de mieux que de sortir de nos paradigmes.
  • la sensibilité à la perte. Il ne s’agit pas de risque mais bien de sensibilité à la perte. Un bon entrepreneur dispose d’une bonne sensibilité à la perte. La perte est caractérisée par 6 éléments : l’aspect monétaire, l’aspect temps, l’aspect santé, psychologique ou physique, l’aspect relations familiales, l’aspect notoriété ou le regard des autres sur notre échec, l’estime de soi. Cette dernière est certainement la principale sensibilité à maîtriser et à bien comprendre.
  • son égo. Sans être égocentrique, il est nécessaire d’oser s’affirmer. Il est nécessaire d’avoir confiance en soi lorsque tout le monde dit que ce ne sera pas possible, que l’on y arrivera pas, …

 

Réussir son démarrage d’entreprise – Introduction

Cet article entre dans le cadre du MOOC Réussir son démarrage d’entreprise – L’approche SynOpp.

L’entrepreneuriat, bien que de plus en plus répandu aujourd’hui est assez méconnu. L’approche SynOpp vise à répondre à un certain nombre de besoins de créateurs d’entreprises qui ne veulent pas faire de plan d’affaire traditionnel (ou business model) pour démarrer leur entreprise. En effet :

  • 95% des projets entrepreneuriaux ne sont pas dus à un plan d’affaire
  • Sur les 5% qui démarrent avec un plan d’affaire, 3% seulement vont le suivre.
  • Parmi ces 3%, seulement 1% estime qu’il était utile de faire un plan d’affaire.

8 paradigmes sur l’entrepreneuriat

Plusieurs paradigmes sont acquis durant notre éducation ou notre vie professionnelle. Certains d’entre eux peuvent nuire à notre démarche entrepreneuriale. En voici quelques un que nous allons vérifier.

  1. Tout le monde peut entreprendre. Bien sûr, rien n’empêche quelqu’un qui le souhaite d’entreprendre. Il s’agit simplement de vibrer pour un sujet, et cela nécessite en aucun cas d’avoir un certain age, un certain milieu social, un certain sexe, … C’est accessible à tous ceux qui le souhaitent.
  2. Est-ce que le potentiel entrepreneurial peut être développé ? Oui, c’est entre autre l’objectif de ce MOOC. Aujourd’hui, une grande partie de ce que l’on fait est issu de choix imposés par d’autres personnes. Entreprendre c’est avoir le libre choix de ses actions, de remettre en cause les paradigmes pré-établis.
  3. Entreprendre est un savoir-faire. C’est faux, entreprendre va bien plus loin, il s’agit d’un savoir être, une vision de la vie. Il est possible d’être entrepreneur tout en étant salarié, il s’agit simplement d’un esprit d’intra-preneuriat. Entreprendre c’est, face à une problématique, toujours arriver avec une solution. Peu importe que cette solution soit conventionnelle ou non, l’important est que ce soit une solution. L’entrepreneur est d’ailleurs souvent non conventionnel de par sa capacité à résoudre un problème alors que tout le monde pense cela impossible. Attention cependant, cet esprit entrepreneurial peut être hélas brimé et censuré par certaines personnes comme ses proches ou ses collègues et managers.
  4. Entreprendre c’est créer des besoins. C’est faux, l’entrepreneur ne crée pas de besoin, il se contente de répondre à des besoins existants qui n’ont pas de solution, ou en proposant une solution différente.
  5. Entreprendre c’est trouver des opportunités dans notre environnement. C’est faux, entreprendre c’est créer les opportunités à partir de ce que nous sommes et ce que nous avons (ressources, expériences, valeurs).
  6. Entreprendre c’est aimer le risque. C’est faux, la notion de risque est relatif au milieu des assurances. Selon notre tolérance et de notre approche face au risque, certains vont tenter d’éviter le risque alors que l’entrepreneur cherchera à agir à l’encontre de ce risque, pour que quoi qu’il arrive, il ne se produise pas. Entreprendre c’est aimer maîtriser le risque plutôt que de le fuir ou le laisser surgir. Etre entrepreneur, c’est vouloir partir à l’aventure en sachant qu’il y a un chemin, mais en faisant d’avoir les outils pour faire réapparaître le chemin lorsqu’il est effacé.
  7. Entreprendre nécessite d’être riche. C’est faux, entreprendre c’est partir de ce que l’on a et bon nombre d’entrepreneurs commencent à partir de visiblement rien. Il savent créer de la valeur. Un bon entrepreneur part avec un trombone et revient avec une villa après 2 ans d’échanges.
  8. Est-ce qu’il faut faire une étude de marché pour entreprendre ? En aucun cas, entreprendre consiste à créer son propre marché.

Outils offerts par le MOOC

Le MOOC va donner aux entrepreneurs un certain nombre d’outils pour arpenter le chemin de la création d’entreprise. Notamment en abordant :

  • le guérilla marketing,
  • le guérilla financing, en particulier avec le crowdfonding,
  • l’impression 3D pour prototyper voire faire de la mini-production,
  • le mentorat.

 

 

MOOC – Réussir son démarrage d’entreprise – L’approche SynOpp

Cette semaine débute un nouveau MOOC sur l’entrepreneuriat. Il est dispensé par HEC Montréal et s’intéresse à l’approche SynOpp. Pour rejoindre le MOOC, Il suffit de cliquer sur ce lien : Réussir son démarrage d’entreprise – L’approche SynOpp.

Comme cela a été fait pour le MOOC sur l’introduction au marketing, une série d’articles permettra de suivre et résumer les savoirs proposés.

Entreprendre, c’est possible

  1. Introduction
  2. Développer son esprit d’entreprendre
  3. Agir comme un entrepreneur
  4. Typologie d’entrepreneurs partie 1 partie 2

Comprendre l’approche SynOpp

  1. Business Plan et démarrage d’entreprise
  2. Mythes en entrepreneuriat
  3. Principes de l’Effectuation
  4. Approche SynOpp
  5. Sérendipité
  6. Sensibilité à la perte
  7. Prédictions, incertitudes et inconnu

Identifier le besoin et le combler

  1. Identification du besoin
  2. Métabesoin et molécule du besoin
  3. Modèle de Kano
  4. Créer son opportunité
  5. Tester, bonifier et ajuster sa solution
  6. Acteurs clés du succès
  7. Business model

Parlons mise en marché

  1. Créer son propre marché
  2. La segmentuition
  3. Nom de votre entreprise
  4. Nouveau marketing
  5. Guérilla marketing

Parlons chiffres

  1. Principes financiers de base
  2. Financement et entrepreneuriat
  3. Guérilla financing
  4. Crowdfunding

Démarrer avec de nouveaux outils

  1. Mentorat
  2. Coacher un entrepreneur
  3. Présenter son projet
  4. Impression 3D
  5. Réseaux sociaux
  6. Comment ne pas « planter » son démarrage d’entreprise
  7. Du bonheur d’entreprendre

Présenté par Claude Ananou, serial entrepreneur, il est à l’origine d’une dizaine d’entreprises dans plusieurs secteurs. Auteur, il intervient aujourd’hui en coaching entrepreneurial, enseignement à HEC Montreal et en conseil aux entrepreneurs.